La confession juive, prière individuelle ou acte collectif?”, Revue des Études Juives, 159, 1-2, 2000, pp. 185-197. Sylvie Anne Goldberg Download Download PDF

Après avoir célébré la nouvelle année, les croyants de confession juive fête Yom Kippour, la fête du Grand Pardon. Cette année, ce "jour de l'expiration" débutera ce dimanche 27 septembre au soir pour se terminer lundi 28 septembre après le coucher du soleil. Pendant 25 heures, les croyants Juifs se consacrent ainsi au jeûne et à l’expiration de leurs péchés. La semaine qui précède Yom Kippour, des milliers de Juifs pratiquent le rite des "kapparot". Ce dernier est une "expiation symbolique" et consiste à faire tourner un poulet vivant au-dessus de la tête d'un fidèle, et ce, trois fois de suite. Simultanément, une prière doit être récitée afin de transférer les péchés du croyant à l'animal. Le volatile sera ensuite égorgé et distribué aux pauvres. Ce rituel religieux, qui remonte à la période du Moyen Âge, connaît un nombre croissant d'opposants. Le rite du "Kapparot" est même la cible d'attaques de la part d'organisations de défense des animaux, mais également du ministère de l'Agriculture qui mène campagne depuis quatre ans contre cette coutume. De l'argent pour remplacer le pouletCe dernier vérifie que la santé publique et les droits des animaux sont respectés en inspectant les sites où se déroule le rituel. Pour Shuki Friedman, directeur du Centre pour la religion et l'État de l'Institut démocratique d'Israël, ce rite n'est pas considéré comme essentiel dans le judaïsme. Ainsi, de nombreux rabbins conseillent de substituer aux poulets une somme d'argent. Le principe reste inchangé et l'argent tourne également au-dessus de la tête du croyant. Comme avec la volaille, les péchés sont transférés et l'argent est redistribué aux pauvres. Les horaires de début et de fin de Yom Kippour coïncident avec le coucher du soleil dans le ciel, ce qui explique un léger décalage en fonction des zones géographiques où résident les fidèles, aussi bien en France qu'à l'étranger. L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail. Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien S’abonner à la Newsletter RTL Info

Le23 septembre 2015 à 07h00. Aujourd'hui, à l'occasion de Yom Kippour (la fête juive du Grand Pardon), et demain, pour l'Aïd-el-Kébir (la fête musulmane du sacrifice), des milliers d
/ Regards croisés / Le pardon dans la Torah et la tradition juive avec le grand rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite de l’armée française Publié le 5 avril 2009 Quelle est la place du pardon dans la Torah et dans la religion juive ? Le grand rabbin Haïm Korsia la précise en expliquant le sens de la fête du Grand Pardon, le Yom Kippour ainsi que certains rites au moment de la mort."Le pardon est la trame fondamentale de la Bible" c'est par ces mots que d'emblée, le grand rabbin Korsia commence cette réflexion sur le pardon en ajoutant qu'il n'y aurait pas d'humanité sans pardon, c'est-à-dire sans la magnanimité de Dieu, sans la capacité que Dieu laisse à l'Homme de se repentir, la chance qu'il lui offre de se reconstruire. Tout l'enjeu de la Bible tient dans cet équilibre l'Homme va fauter mais il garde la confiance en Dieu par l'intermédiaire du pardon. Il n'y a pas d'homme sans faute, comme dit le psalmiste "Quel est l'homme juste qui n'a jamais fauté ?". On vit tous à crédit de Dieu, parce Dieu, dont la nature est d'être miséricordieux, toujours prêt à nous laisser encore un peu de temps. La fête du Grand Pardon Et ce n'est pas un hasard si la grande fête du judaïsme est celle du Grand Pardon, le Yom Kippour, le jour du rachat. La spécificité du pardon dans le judaïsme tient en ce qu'il n'est pas une sorte de grâce mais qu'il répond toujours à un appel de l'Homme. C'est pourquoi il se séquence en trois temps 1 - la compréhension de sa faute2 - la volonté de transformer son acte3 - la transformation réelle de son comportement. Inutile pour l'homme de demander pardon à Dieu s'il n'a pas pardonné à l'autre. Le pardon est une façon pour l'homme de se redresser. Et le grand rabbin Korsia de citer cet exemple imaginez quelqu'un à terre, si vous ne le relevez pas en vous contentant de le regarder écrasé, vous gardez vos yeux vers le bas ; la seule façon de lever les yeux, c'est de le relever et en même temps de vous relever vous-même. Le jour du Grand Pardon est un jour de jeûne qui dure 25 heures sans manger ni boire, où tous se retrouvent à la synagogue pour prier 25 h et non pas 24, nombre symbolique, cet ajout d'une heure pour signifier que la communauté ne se contente pas d'assurer juste le service minimum. Et ce moment de prière collective est important. On ne peut entrer dans ce jour-là si l'on n'a pas demandé pardon à l'autre. Le pardon, une démarche qui engage pleinement Un pardon d'apparence, de convention sociale "parce que ça se fait", d'hypocrisie, ce n'est pas un vrai pardon. Or, on ne peut pas tricher avec Dieu "qui sonde nos reins et nos coeurs". Le pardon entraîne une transformation radicale de notre rapport à Dieu, aux autres et à nous-mêmes. Il n'est jamais anodin, et c'est pourquoi, comme le grand rabbin le disait au tout début de cette émission, il est la trame de toute la Bible. Dans la religion juive, il n'existe pas aujourd'hui d'hommes dont le rôle serait d'accorder le pardon. Mais autrefois, à l'époque biblique, les prêtres donnaient une "parole de pardon". Un mot du prêtre "tu es pur, tu peux revenir dans la communauté" suffisait pour être pardonné. Quant aux rites au moment de la mort, ils sont aussi liés au pardon les proches tout autour pardonnent au mourant, on l'aide à demander pardon à Dieu. Et lorsque le mort est mis dans son cercueil, chacun à son tour, va lui demander pardon C'est un moment sans tricherie, très émouvant. Le pardon permet de partir sans mensonge. Et le grand rabbin Korsia termine en définissant le pardon comme le symbole d'un monde sans mensonge... A écouter Deux autres émissions sur le thème du pardon -Le pardon et les derniers jours de la vie avec l'anthropologue Danièle Vermeulen-Mgr Claude Dagens le pardon ouvre un avenir avec Mgr Claude Dagens, de l'Académie française Cela peut vous intéresser
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Historiquement le jour de Kippour de l'année 1913 revêt une importance cruciale puisque la philosophie juive était à deux doigts de perdre l'un de ses meilleurs éléments: le jeune

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Cetteparole du Seigneur s'est accomplie à la lettre le jour où Pierre devint le premier instrument de l'ouverture du royaume des cieux en prêchant l'Evangile aux Juifs (Actes 2 :41) puis aux non-Juifs (Actes 10 :44-47). Ces clefs représentaient un double pouvoir qui concernait les Juifs et aussi les non-Juifs. Pierre, et Pierre seul, a accompli cela. Il ne peut pas avoir de successeurs

Marc-Alain Wolf est psychiatre à l'Institut Douglas et professeur au Département de psychiatrie de l'Université McGill. Il s'intéresse particulièrement au judaïsme, sa religion, et au pardon. Il a publié plusieurs livres, notamment un sur le mysticisme juif et un autre où il propose une lecture psychologique de la Bible. Il a aussi écrit un roman intitulé Kippour, publié en 2006 aux Éditions Triptyque. Éléments d'introduction D'entrée de jeu, Marc-Alain Wolf souligne que le pardon dans le judaïsme prend ses origines dans la Bible. La fête de Kippour, qui est la fête du pardon, le célèbre comme il est écrit dans le Lévitique En ce jour, Dieu vous accordera le pardon afin de vous purifier. » Aujourd'hui, la prière dans les synagogues lors de cette fête commence ainsi Oui, j'en prends la résolution, je pardonne à ceux qui m'ont causé du tort, qu'ils l'aient fait sous la contrainte ou de plein gré, par inadvertance ou délibérément, qu'ils m'aient nui par leurs propos ou par leurs actes, à tous, quels qu'ils soient, je pardonne. Que personne ne subisse Ta rigueur à cause de moi. » Il y a dans le judaïsme, comme le relève ce panéliste, deux aspects indissociables qu'il faut toujours considérer l'aspect individuel et l'aspect communautaire. Ainsi, le pardon accordé au cours de la fête de Kippour est à la fois personnel et collectif. Pour faire l'expérience des deux types de pardon, l'individu doit répondre à deux obligations pour obtenir le pardon individuel, il doit se repentir, reconnaître ses péchés, ressentir du regret, vouloir changer; pour pouvoir partager le pardon collectif, il doit se sentir lié à la communauté, et plus ce lien est fort, plus l'absolution obtenue par la médiation de la communauté est importante. La question du pardon est double il y a le pardon que l'on cherche à obtenir, puis celui que l'on donne. Dans le judaïsme, affirme Marc-Alain Wolf, on insiste beaucoup sur le pardon que l'on demande, et moins sur celui que l'on donne. On insiste sur le repentir, la transformation de soi, sur ce qui est appelé en hébreu la techouva. Le pardon est donc un cheminement, il faut s'engager pleinement dans le pardon. C'est pour cette raison qu'il n'y a pas d'hommes dans la religion juive dont le rôle est d'accorder le pardon, du moins de nos jours, car à l'époque biblique, le prêtre pouvait donner une parole de pardon » qui se résumait à ces quelques mots Tu es pur, tu peux revenir dans la communauté. » Ces mots prononcés par le prêtre suffisaient alors pour être pardonné. Il y a aussi dans les rituels qui entourent la mort, une place qui est faite au pardon et qui souligne l'importance qui lui est accordée dans le judaïsme. Les proches entourant le mourant doivent lui pardonner, mais aussi l'aider à demander pardon à Dieu. Et plus tard, lorsque le mort est dans son cercueil, chacun doit, à tour de rôle, s'approcher et lui demander pardon. Comment distinguer les fautes à l'égard de Dieu des fautes à l'égard de l'homme? De prime abord, cette distinction semble assez simple tout ce qui porte préjudice matériel ou moral à mon prochain, de même que toute offense verbale qui lui est faite, constituent une faute à l'égard de l'homme; les transgressions des interdits et des commandements rituels, l'idolâtrie et le désespoir appartiennent aux fautes commises à l'égard de l'Éternel. Ne pas respecter le Sabbat et les lois alimentaires, ou encore ne pas croire dans le triomphe du bien et ne rien placer au-dessus de l'argent et même de l'art constituent des offenses à Dieu, des fautes qu'efface le Jour du Pardon si l'individu se repent. Moïse Maïmonide 1138-1204 sur le pardon Une fois données les grandes lignes de la conception juive du pardon, le psychiatre Marc-Alain Wolf s'attarde aux propos de Moïse Maïmonide sur cette question afin de l'approfondir davantage. Médecin, philosophe, Maïmonide est un personnage majeur du judaïsme. Il est reconnu pour avoir étudié toute la tradition orale juive afin de fixer les règles de la pratique de cette religion. Encore aujourd'hui, ses écrits dans ce domaine forment le socle de la loi rabbinique. Maïmonide rappelle que tous ceux qui, par leurs actes, méritent d'être condamnés à mort ou encore à la flagellation par le Grand Tribunal, ne seront pardonnés ni par la mort, ni par la flagellation, mais bien par la contrition et le repentir. Maïmonide souligne ainsi toute l'importance de la repentance, de la techouva; on ne pardonne qu'à ceux qui en manifestent sincèrement le souhait et qui réparent leurs torts. Le repentir permet le pardon de presque tous les péchés. D'ailleurs, il est interdit de rappeler la méchanceté d'un méchant qui, à la fin de son existence, s'est repenti. Maïmonide rappelle que la tradition juive ne repose pas seulement sur la Bible; elle repose aussi sur la tradition orale consignée dans le Talmud. Il est intéressant de noter que dans le Pentateuque, soit les cinq livres de Moïse, il est bien écrit que l'on doit pardonner lors du jour de Kippour, mais le devoir de se repentir n'est quant à lui inscrit nulle part. Cette condition du pardon a donc été introduite par la tradition orale. Maïmonide propose aussi une démarche pour ceux qui ont péché contre autrui et qui désirent obtenir le pardon. Pour cet auteur du Moyen Âge, quelqu'un qui a blessé ou volé son ami ne sera pas pardonné tant qu'il n'aura pas rendu à son ami ce qu'il lui doit et tant que ce dernier ne lui aura pas pardonné. Et même si le fautif n'a fait que maltraiter son ami par la parole, il doit quand même aller lui demander son pardon et essayer de le toucher. Si son ami refuse de lui pardonner, il doit alors lui envoyer trois hommes qui sont capables de demander le pardon à sa place. Si le pardon est toujours refusé, le fautif doit à nouveau envoyer trois hommes, puis encore trois autres advenant un autre refus. Si le pardon est refusé pour une troisième fois, le fautif cesse alors de le demander, car par ce nouveau refus, l'offensé s'est lui-même installé dans la position du pécheur. Sur la dimension collective du pardon, Maïmonide rappelle que le sacrifice du bouc lors de la fête de Kippour, soit le bouc émissaire qui était chargé des péchés d'Israël par le Grand Prêtre à l'époque du Temple, permet le pardon de tout le peuple juif, par opposition au rituel particulier, au pardon individuel que les fautifs doivent obtenir auprès de la personne lésée. Ce sacrifice devait permettre le pardon de tous les péchés de la Torah, qu'ils soient graves ou légers, conscients ou inconscients, mais ceci, précise Maïmonide, à condition que le peuple se repentisse. Emmanuel Lévinas 1906-1995 sur le pardon Emmanuel Lévinas, est un philosophe français d'origine lituanienne qui fut l'élève d'Husserl et de Heidegger et qui a notamment écrit sur le Talmud. Lévinas a produit au début des années 1960 une lecture talmudique sur la question du pardon qui fut publiée aux Éditions de Minuit dans le livre Quatre lectures talmudiques et dont le panéliste a exposé les grandes lignes. Les fautes de l'homme envers Dieu sont pardonnées lors du Jour du Pardon; les fautes de l'homme envers autrui ne lui sont pas pardonnées lors du Jour du Pardon, à moins que, au préalable, il n'ait apaisé autrui… » Lévinas débute sa lecture par cette citation du Talmud sur le pardon, pour ensuite en donner son interprétation. Selon Lévinas, le Jour du Pardon ne permet pas d'obtenir le pardon pour les fautes commises envers Dieu de façon magique, le Jour du Pardon n'apporte pas le pardon par sa vertu propre; il ne peut être séparé de la contrition, de la pénitence, de l'abstinence, de jeûnes, bref, d'un engagement intérieur. Cet engagement intérieur passe aussi par la prière, prière collective ou rituelle, donc par des formes objectives, extérieures, comme l'étaient les sacrifices pratiqués à l'époque du Temple; il y a interdépendance de l'intérieur et de l'extérieur. Selon ces enseignements de la tradition orale juive, mes fautes commises à l'égard de l'Éternel seront donc pardonnées le jour de Kippour si je m'engage intérieurement et extérieurement à changer, si je m'engage pour le Mieux. On pourrait donc dire, remarque Lévinas, que mes fautes à l'égard de Dieu sont pardonnées sans que je dépende de Sa bonne volonté. Dieu est en un sens l'Autre par excellence, l'absolument Autre, et néanmoins, son pardon ne dépend que de moi l'instrument du pardon est entre mes mains. Par contre, dit Lévinas, le prochain, mon frère, l'homme, le petit autre » est, en un certain sens, plus autre que Dieu, car pour obtenir son pardon le Jour du Kippour, je dois au préalable obtenir qu'il s'apaise. Je dépends donc de cet autre qui pourrait désobéir à la tradition juive et me laisser à tout jamais impardonné. On pourrait s'en tenir là, dit Lévinas. On pourrait en conclure, un peu hâtivement, que le judaïsme place la moralité sociale plus haut que les pratiques rituelles. Cependant, le fait que le pardon des fautes rituelles, des fautes envers Dieu, ne dépendent que de la pénitence, et par conséquent exclusivement de moi, projette peut-être un jour nouveau sur la signification des pratiques religieuses dans le judaïsme. Peut-être que les maux qui doivent se guérir à l'intérieur de l'âme, sans le secours d'autrui, sont précisément les maux les plus profonds. La transgression rituelle, la faute envers Dieu, serait celle dont le pardon requiert toute ma personnalité, œuvre de techouva, de repentir, de retour, œuvre à laquelle personne ne peut se substituer. Être devant Dieu, affirme Lévinas, équivaudrait à une mobilisation totale de soi. La transgression rituelle me détruirait plus profondément que l'offense faite à autrui; qu'un mal exige une réparation de soi par soi, cela mesure la profondeur de la lésion. L'effort que fait la conscience morale pour se rétablir comme conscience morale, la techouva, relève à la fois de la relation avec Dieu et d'un événement absolument intérieur. Tu aimeras ton ennemi… Rivon Krygier 29/07/03 L’esprit de vengeance envers l’ennemi, avec pour corollaire l’incapacité à pardonner, a été comme on le sait un de ces mauvais procès que les théologiens chrétiens ont longtemps intenté à l’encontre du judaïsme. Encore trop souvent la ritournelle met en opposition le Dieu vengeur de l’Ancien Testament » au Dieu d’amour du Nouveau Testament ». Au point que certains juifs euxmêmes ont fini par en accepter le verdict. Il n’est pas jusqu’à Hanna Arendt qui ne déclare que La découverte du rôle du pardon dans le domaine des affaires humaines fut l'oeuvre de Jésus de Nazareth » 1. Notre propos n’est pas d’instruire à notre tour le procès de l’anti-judaïsme chrétien, ce que l’Église a entrepris d’elle-même avec grandeur depuis une cinquantaine d’années, mais de mettre en évidence certains enseignements bibliques, rabbiniques mais aussi chrétiens qui offrent un tableau considérablement nuancé de la question. Par la même occasion, les apologètes juifs verront sûrement certains préjugés à l’égard de l’éthique chrétienne se démentir. En quelle situation peut-on parler de vengeance et de la volonté de rendre la pareille à l’ennemi ou celui qui a porté préjudice ? Un solide présupposé traverse l’ensemble des sources juives la réparation requise par un individu lésé est considérée comme justice et non comme vengeance, au sens étroit et mesquin. La plainte et l’action menée en justice ou dans tout cadre approprié pour recouvrer ses droits sont parfaitement légitimes. Ce qui ne signifie nullement qu’une telle démarche soit forcément obligatoire. Renoncer à réclamer justice risque d’encourager le mal et de dissuader le fauteur de se repentir. Ainsi, certaines personnes en raison de leur charge éminente, dirigeants mais aussi Sages de la Tora, n’ont pas le droit de renoncer à leur dignité » en dédaignant la réparation car ce laxisme porterait préjudice au bon exercice de leur magistère. C’est qu’ils n’ont pas à défendre leur dignité personnelle seulement mais aussi celle de leur fonction. Il en va de même, face à l’agressivité d’un ennemi, où le moindre signe de faiblesse ou de mansuétude excessive risque d’être exploité sans scrupules par lui. Défendre son honneur, c’est accroître la dissuasion Celui qui se fait mouton, le loup le dévore Midrach Minha hadacha 42. Rabbi Yehouda enseigne au nom de Rav Pourquoi le roi Saül a-t-il été puni destitué ? Car il avait renoncé à sa dignité, ainsi qu’il est dit Mais lorsque Saül fut choisi comme roi des vauriens dirent Comment celui-là assurerait-il notre salut ?’’ Ils le méprisèrent et ne lui offrirent pas de présent. Mais lui s’y montra indifférent » I S 10,27. Et aussitôt Nahach [Serpent] l'Ammonite vint dresser son camp contre la ville de Yavèch en Galaad » I S 11,1. Rabbi Yohanan enseigne au nom de Rabbi Chimôn ben Yehotsadak Tout disciple des Sages qui ni ne se venge, ni ne porte rancune, comme un serpent, n’est pas digne d’être un disciple des Sages Yoma 22b-23a. La notion de vengeance se trouve aussi dans les écrits chrétiens Sans parler de vengeance au sens strict, divers textes rabbiniques autorisent dans des situations similaires – notamment, de danger – de faire montre de fermeté Celui qui vient avec l’intention de te tuer, lève-toi avant lui pour le tuer Berakhot 58a. Rabbi Eliezer enseigne Envers un homme dépourvu de discernement de conscience morale, il ne faut manifester aucun égard, ainsi qu’il est dit Or ce peuple est sans discernement, aussi son Créateur n'aura pas pitié de lui, Celui qui l'a modelé ne lui fera pas grâce » Is 27,11 Sanhédrin 92a. Dans la Bible, Dieu aussi Se venge », et même, un nombre incalculable de fois. Mais c’est en tant que justicier quand il s’agit de défendre des valeurs ainsi que les justes qui les appliquent. Suprême garant d’une juste rétribution, Il est si l’on peut dire de Son devoir de venger et de Se venger quand les chances de repentir sont épuisées. Les victimes en appellent alors à la vindicte divine, comme dans l’exemple suivant Jusqu’à quand, Éternel, garderas-Tu Ton irritation, Ta rancoeur brûlera-t-elle comme brûle le feu ? Déverse Ta colère contre les peuples qui ne T'ont pas reconnu et sur les familles de la terre qui n'ont pas invoqué Ton nom, car ils ont dévoré Jacob, dévasté, anéanti et ruiné ses foyers Ps 79,5-7 // Jr 10,25. Les présents versets gagnent d’autant plus à être cités qu’ils ont une histoire. Ils surgissent dans les Haggadot de Pessah, en pays achkénaze, vers le XII-XIIIe siècle, suite au ressentiment provoqué par les Croisades, dévastatrices pour les communautés juives du Bas-Rhin. Pris souvent pour exemple de l’esprit revanchard qui caractérise » le judaïsme, ils sont à comparer aux supplications de l’Apocalypse de Jean, qui de toute évidence en sont la transposition Jusqu’à quand, Maître saint et vrai loyal, tarderas-tu à faire justice et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ? Ap 6,10. Faut-il tout pardonner ? Cette conception de la vengeance n’est donc pas moins absente des sources chrétiennes. On la retrouve encore sur un plan personnel, chez l’apôtre Paul. Le même Paul qui a dit Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez-les et ne les maudissez point » Rm 12,14 a dit également Alexandre le forgeron m’a causé beaucoup de tort le Seigneur lui rendra selon ses oeuvres II Tm 4,14. C’est lui encore qui assigne au pouvoir politique le devoir religieux de sévir contre les malfaiteurs Ce n’est pas en vain que l’autorité porte le glaive en punissant, elle est au service de Dieu pour faire justice, manifester sa colère envers le malfaiteur Rm 13,4. St Thomas d’Aquin 1225-1274 théorisera le droit chrétien de vengeance En sens contraire, on ne doit attendre de Dieu rien que de bon et de licite. Mais on doit attendre de Lui la vengeance sur nos ennemis, car il est dit Et Dieu ne vengerait-Il pas Ses élus qui crient vers Lui jour et nuit ? » Luc 18,7, ce qui revient à dire Au contraire, Il le fera. » Donc, la vengeance n'est pas par elle-même mauvaise et illicite […] Et ce n'est pas une excuse que de vouloir du mal à celui qui nous en a causé injustement, de même qu'on n'est pas excusé de haïr ceux qui nous haïssent. Un homme ne doit jamais pécher contre un autre sous prétexte que celui-ci a commencé de pécher contre lui, car c'est là se laisser vaincre par le mal, ce que l'Apôtre nous interdit Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais triomphe du mal en faisant le bien » Rm 12,21. Mais si l'intention, dans la vengeance, se porte principalement sur un bien que doit procurer le châtiment du pécheur, par exemple son amendement, ou du moins sa répression, la quiétude des autres, le maintien de la justice et l'honneur de Dieu, la vengeance peut être licite, en observant les autres circonstances requises ST, IIa, Question 1081. De même, pour les sources juives, la vengeance n’est vraiment blâmable que lorsqu’elle ignore toute alternative, se déploie sans juste mesure, avec sévérité et cruauté, ce qui est précisément le contraire de la posture adoptée par Dieu, telle qu’elle se trouve formulée dans un Psaume qui aura marqué profondément la liturgie juive Dieu est clément, Il préfère l'expiation de la faute au châtiment, Il contient longtemps Sa colère et, [quand Il doit sévir,] Il n'éveille jamais tout Son courroux Ps 78,38. Cette attitude de retenue vaut pour l’homme. La renonciation à l’aiguillon de la vengeance est un impératif moral, dans la mesure du possible. Le Talmud n’est pas sans exprimer une certaine admiration pour ceux qui se font humilier et n’humilient pas à leur tour, se font insulter et ne répliquent pas, agissent avec amour et restent joyeux dans la souffrance. À leur sujet, l’Écriture dit et ceux qui T'aiment, qu'ils soient comme le soleil quand il se lève dans son éclat ! » Jg 5,31 Yoma 23a. La recommandation n’est pas loin de celle professée par Jésus, dans le fameux Sermon sur la Montagne Vous avez entendu qu’il a été dit OEil pour oeil et dent pour dent. » Mais moi, je vous dis de ne pas vous opposer au mauvais. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut te faire un procès pour te prendre ta tunique, laisse-lui aussi ton vêtement Mt 5,38-40, cf. Lc 6,29. En fait Jésus ne récuse pas ici le bien fondé d’une réparation judiciaire sur le principe d’équivalence, ainsi que la règle du Talion a pu être interprétée par les maîtres du Talmud, pas plus qu’il ne s’en prend au châtiment corporel pour sa cruauté ! Son propos est autre il commande une éthique du pardon systématique, c’est-à-dire l’abandon de toute revendication, de toute poursuite judiciaire comme une posture morale radicale liée à sa vision eschatologique. Il s’agit d’enrayer toute spirale de la violence, en prenant l’agresseur à contrepied, l’invitant à sortir du rapport de force et entrer dans une logique de pardon fraternel en vue de l’accueil du Royaume de Dieu. Sans aller jusqu’à systématiser cette attitude radicale, les rabbins professent également qu’il est malséant et moralement prohibé de chercher à infliger le même mauvais traitement subi lorsque opportunité se présente de rendre l’humiliation, même en toute légalité. Il est immoral de commettre une injustice pour en réparer une autre ou de rendre le mal pour le mal. En voici l’injonction biblique, et son illustration talmudique Tu ne te vengeras pas, ni ne garderas rancune » Lv 19,18. Quelle différence existe-t-il entre la vengeance et la rancune ? La vengeance, c’est comme celui qui demande à son voisin Tu me prêtes ta faucille ? » Il lui répond non. » Le lendemain, le voisin lui demande Tu me prêtes ta hache ? » Et lui, de répondre Je ne te la prêterai pas car tu n’as rien voulu me prêter. » Telle est la vengeance. La rancune, c’est comme celui qui demande à son voisin Tu me prêtes ta hache ? » Il lui répond non. » Le lendemain, le voisin lui demande Tu me prêtes ton manteau ? » Et lui, de répondre Le voici. Je ne suis pas comme toi qui n’as rien voulu me prêter ! » Telle est la rancune Yoma 23b. Désamorcer les conflits En clair, en tout contentieux, l’attitude du plaignant peut varier et de ce fait influer considérablement sur la nature des relations qui doivent se rétablir. On peut chercher à durcir les conditions du règlement ou au contraire à les adoucir, à favoriser la réconciliation par une attitude humble et bienveillante. C’est ainsi qu’il existe dans les sources juives les plus autorisées et les plus anciennes, l’idée qu’il faut autant que possible être capable de désamorcer un conflit par une certaine mansuétude qualifiée de lifnim mi-chourat ha-din », en amont de la règle établie Berakhot 7a. Ainsi en va-t-il du pardon. Le devoir moral n’est pas seulement d’implorer le pardon mais aussi de l’accorder à quiconque le solliciterait. Or, au sens strict, il n’existe guère d’obligation de pardonner. Nous ne pouvons en effet jamais être assurés de la sincérité du repentir de celui qui nous sollicite. Et parfois, il convient de ne pas se réconcilier promptement, car il ne faut pas rompre le travail » de réhabilitation qu’opère le repentant. Au demeurant, c’est une grande vertu d’être a priori enclin à pardonner. Il y a comme une forme d’orgueil et même de cruauté » à refuser d’accorder le pardon Ainsi peut-on lire dans les premiers instants de la liturgie de Kippour Oui, j'en prends la résolution, je pardonne à ceux qui m'ont causé du tort, qu'ils l'aient fait sous la contrainte ou de plein gré, par inadvertance ou délibérément, qu'ils m'aient nui par leurs propos ou par leurs actes, à tous, quels qu'ils soient, je pardonne. Que personne ne subisse Ta rigueur à cause de moi.» Il y a comme une forme d’orgueil et même de cruauté » à refuser d’accorder le pardon cf. Michna, Baba Qama 87. Au bout de trois requêtes, sauf exception, il est plus que raisonnable d’acquiescer. Rabbi Yossi bar Hanina enseigne Toute personne qui invoque le pardon à son prochain, ne devra pas le requérir plus de trois fois… Yoma 87a. Selon le Talmud Yevamot 79a, trois traits de caractère doivent prévaloir dans le comportement de tout juif compassion, pondération, bienveillance. » Maïmonide Hil. issouré bia 1224 ; 1917 écrit qu’en cas de demande de conversion, l’absence de l’une ou l’autre de ces qualités révèle que le candidat est indigne de s'adjoindre au peuple d'Israël. C’est pourquoi Il ne convient pas de se montrer cruel en refusant la réconciliation. Il faut au contraire être enclin à apaiser sa colère et ne pas se montrer irascible. Et lorsque celui qui a lésé son prochain demande sincèrement et ardemment à être pardonné, même s’il lui a causé grand tort et nombreux ennuis, il ne 4 faudra pas chercher à se venger ou garder rancune, car telle est la conduite digne du peuple d’Israël Hil. techouva 210. Le grand cabaliste Mochè Cordovéro 1522-1570 écrit dans le même état d’esprit Ceux qui, de stature morale moyenne se montrent incapables de se conduire en amont de la règle établie sont appelés Jacob’’ et non Israël, titre d’une plus grande dignité Le Palmier de Débora, 110. Et dans la même veine, la ligne de conduite qui consiste à ne rendre justice qu’au sens d’une équivalence arithmétique », selon la fameuse règle dite du Talion prise au sens caricatural oeil pour oeil, dent pour dent » 2, est explicitement décriée par le livre des Proverbes Ne dis pas Comme il m’a traité, je le traiterai, je rends à chacun selon ses oeuvres Pr 24,29. Le thème se retrouve dans le Siracide 3 IIe siècle avant l'ère commune Celui qui se venge éprouvera la vengeance de l’Éternel qui tient un compte rigoureux des péchés. Pardonne à ton prochain ses torts, alors, à ta prière, tes péchés te seront remis. Si un homme nourrit de la colère contre un autre, comment peut-il demander à Dieu la guérison ? Si 28,1-3. Et le Talmud d’abonder dans ce sens Celui qui renonce à ses récriminations, Dieu agira avec lui selon la même mesure de mansuétude Yoma 23a, 87b 4. En somme, le principe de justice dite commutative », d’effet équivalent à la cause, est ici parfaitement respecté sauf qu’au lieu de procéder d’une logique de rétribution et de vengeance, il déploie une logique de conciliation et de pardon ! L'attitude vis à vis de celui qui nous veut du mal Qu’en est-il de l’attitude requise envers celui qui nous veut du mal ? Le judaïsme exclut-il l’amour de l’ennemi ? On connaît les récriminations de Jésus à l’endroit du légalisme aride desdits scribes et pharisiens » Vous avez entendu qu’il a été dit Tu aimeras ton prochain mais tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis Aimez vos ennemis et priez pour vos persécuteurs ! Mt 5,43-44. L’opposition classique entre judaïsme et christianisme doit être ici considérablement nuancée. À en juger par l’ensemble des sources néo-testamentaires et de la littérature patristique, le moins qu’on puisse dire est que cette injonction est loin d’avoir été suivie à la lettre. Dans l’Apocalypse de Jean, le Christ céleste loue l’Église d’Éphèse car elle hait les oeuvres des Nicolaïtes que je hais aussi » Ap 2,6. Particulièrement, le ressentiment envers les juifs, même s’il n’est jamais formulé comme un ordre formel, ressort de nombreux textes. Du côté juif, si l’injonction Tu aimeras ton prochain comme toi-même » figure bien dans les Écritures hébraïques Lv 19,18 – adjointe d’ailleurs à celle de ne pas se venger ni garder rancune –, celle de haïr son ennemi ne s’y trouve aucunement ! Grâce à la découverte moderne des manuscrits de la mer Morte, nous savons désormais que c’est la secte de Qoumran probablement essénienne qui tenait doctement ce type de discours Il est ordonné d’aimer tous les fils de lumière, chacun selon son lot dans le conseil de Dieu, et de haïr tous les fils de ténèbres Règle de la communauté 1,9-10 ; 9,21-22. 2 Un tel impératif aux accents manichéens ne fut en aucune façon adopté dans les sources rabbiniques même si dès la Bible hébraïque, il est admis que la haine peut être rendue, voire considérée comme requise envers ceux qui sont haineux de Dieu Comment ne détesterais-je pas ceux qui Te haïssent, n’aurais-je pas en horreur ceux qui se dressent contre Toi ? Oui, je leur voue une haine sans limite, j’en fais mes propres ennemis Ps 139,21-22. Il n’empêche que dès la Bible hébraïque aussi, on trouve a contrario, sous diverses formes, une forte incitation à enrayer le cercle vicieux de la haine Si tu vois l'âne de ton ennemi qui ploie sous sa charge, t’abstiendrais-tu de lui venir en aide ? Tu viendras à son aide Ex 23,5. Lorsque ton ennemi tombe, ne te réjouis pas ; s’il succombe, que ton coeur ne jubile pas Pr 24,17. S’il est vrai que dans la Bible et la littérature talmudique, Dieu Se venge » en ce sens qu’en l’absence de repentance, Il ne laisse pas le crime impuni 5, nombreuses sont les scènes qui représentent Dieu comme contrit à l’idée de devoir sévir contre Ses créatures Et l’Éternel regretta d’avoir créé l’homme sur la terre, et Il S’affligea en Lui-même Gn 6,6. Le Saint béni soit-Il ne Se réjouit pas de la chute du méchant. […] Les anges de Service voulurent entonner un chant au passage de la mer Rouge mais le Saint béni soit-Il leur dit Mes créatures lesÉgyptiens se noient dans la mer et vous voulez chanter devant Moi ? » Meguila 10b. Il existe bien quelques sources qui présentent l’image sarcastique d’un Dieu qui se complait voire s’esclaffe au spectacle de la perdition des méchants. Mais l’image apparaît toujours en revers, en miroir d’une malveillance affirmée, des ruses ou sarcasmes de personnages croyant pouvoir duper le Créateur et triompher de Lui Alors, autant l’Éternel Se plaisait à vous rendre heureux et à vous multiplier, autant Il se plaira à consommer votre perte et à vous détruire. Vous serez arrachés à ce sol dont vous allez prendre possession Dt 28,63. Les rois de la terre se soulèvent, les princes se liguent ensemble contre l’Éternel et Son oint. […] Celui qui réside dans le ciel en rit, l’Éternel Se raille d’eux. Puis, Il les apostrophe dans Sa colère… Ps 2,2-5. R. Yitshak a dit Après avoir démasqué une fausse auto-réhabilitation des idolâtres, à la fin des temps, Le Saint béni soit-Il n'aura jamais autant ri, si ce n'est ce jour-là Avoda zara 3b. Dieu exècre la soif de vengeance Autre texte rabbinique faisant entendre que Dieu exècre la soif de vengeance Regarde combien grande est la valeur de la paix Lorsqu’un être de chair et de sang subit la hargne d’un ennemi, il cherche le moyen de lui rendre la monnaie de sa pièce, en stipendiant au besoin un homme plus puissant que lui pour nuire à son ennemi. Mais le Saint béni soit-Il n’agit pas de la sorte. Ne voit-on pas les idolâtres irriter Dieu par leur conduite, et pourtant lorsqu’ils s’endorment, toutes leurs âmes remontentà Lui, ainsi qu’il est dit Lui qui a donné le souffle au peuple qui l'habite » Is 42,5. Autre enseignement Lorsqu’un être de chair et de sang cause du tort à son prochain, celui-ci en conserve toujours de la rancoeur. Mais il n’en va guère ainsi chez le Saint béni soit-Il. Alors que le peuple d’Israël fut opprimé en Égypte, asservi aux travaux du ciment et des pierres, et malgré tout le mal que lesÉgyptiens leur infligèrent, le texte biblique exprime encore de la pitié à leur égard Tu ne mépriseras pas l’Égyptien car tu as été étranger dans son pays » Dt 23,8. Aussi, vous aussi, cherchez la paix et poursuivez-la » ! Ps 34,15 DtR 515. Certes, ici encore, il est possible de faire valoir des injonctions bibliques contradictoires qui expriment un ressentiment perpétuel impliquant un traitement impitoyable L’Éternel dit alors à Moïse Écris cela dans un livre pour en garder le souvenir, et déclare à Josué que J'effacerai la mémoire d'Amalek de dessous les cieux. Puis Moïse bâtit un autel qu'il nomma Éternel-Nissi car, dit-il La bannière de l’Éternel est en main ! L’Éternel est en guerre contre Amalek, de génération en génération Ex 17,14-16. L'Ammonite et le Moavite ne seront pas admis à l'assemblée de l’Éternel ; même leurs descendants à la dixième génération n’y seront pas admis, et cela pour toujours ; parce qu'ils ne sont pas venus à votre rencontre avec le pain et l'eau quand vous étiez en route lors de la sortie d'Égypte, et parce qu'ils ont stipendié Balaam fils de Béor pour te maudire, de Pétor en Aram Naharayim. Mais l’Éternel ton Dieu ne consentit pas à écouter Balaam, et Il changea pour toi la malédiction en bénédiction car Il t'avait pris en affection. Jamais, tant que tu vivras, tu ne rechercheras leur prospérité et leur bonheur Dt 23,4-7. On observera toutefois à nouveau que l’intransigeance divine n’a d’égale que la détermination farouche avec laquelle ces peuplades ont voulu combattre Israël Amalek, parce qu’il fut le premier peuple après la sortie d’Égypte, à chercher à l’anéantir, s’attaquant aux plus faibles cf. Dt 25,18 ; Moav et Amon qui lui était attaché, parce qu’il chercha à maudire Israël, à l’atteindre spirituellement. Du reste, ceux-là font figure d’exception tant la règle générale consiste à ne jamais fermer la porte de la réconciliation et, a contrario, de poursuivre la paix. » Plus encore, le droit talmudique finira, à partir de diverses considérations, par lever les interdits d’adjoindre les descendants de ces peuplades au peuple d’Israël 6. Le judaïsme ne va pas jusqu’à prescrire l’amour de l’ennemi » Pour autant, le judaïsme ne va pas jusqu’à prescrire indifféremment et globalement l’amour de l’ennemi ». Mais l’idée de prier pour ses persécuteurs qui suit chez Matthieu l’injonction de Jésus d’aimer ses ennemis, est présente dans le judaïsme rabbinique, comme en témoigne ce midrach Il y avait des gens vils dans le voisinage de Rabbi Méir qui lui causaient grand tort. Rabbi Méir voulut implorer la pitié divine, pour que Dieu les fasse périr. Brouria, sa femme, à qui il fit part de ses intentions, lui dit As-tu seulement compris le sens du verset Que les péchés disparaissent de la terre ! » Ps 104,35 ? Est-il demandé que les pécheurs » disparaissent ou que les péchés » disparaissent ? Les péchés ! Observe à présent la suite du verset, que dit-il ? – et de méchants, il n’y en a plus. » En effet, puisqu’il n’y aura plus de péché, il n’y aura plus non plus de pécheur ! Invoque plutôt la pitié divine pour que ces hommes se repentent devant Dieu, et alors, de méchants, il n’y en aura plus ! Rabbi Méir implora la pitié divine pour que ces hommes s’amendent de leurs méfaits et ils revinrent à Dieu Berakhot 10a. Le thème abonde dans la liturgie de Kippour Le malveillant abandonnera sa voie, le pervers ses pensées, et ils reviendront à l'Éternel et Lui les accueillera dans Sa clémence ; ils reviendront à Dieu car Il se montrera prompt à pardonner » Is 55,7. En effet, Tu ne désires pas la mort du pécheur, Tu veux au contraire qu'il vive en se repentant. Même jusqu'au jour de sa mort, Tu attends encore qu’il parvienne à résipiscence. Et s'il revenait alors à Toi, Tu l'accueillerais aussitôt. L’espérance déborde de son cadre tribal » puisqu’elle devra concerner l’humanité tout entière Que se prosternent, devant Toi, toutes les créatures et qu'elles ne forment plus qu'un seul faisceau pour accomplir Ta volonté, d'un coeur sans partage ! […] Alors les justes qui contempleront cela se réjouiront, les hommes intègres seront dans l'allégresse et les fidèles feront éclater leur émotion. Le vice sera réduit au silence et toute la méchanceté humaine se dissipera en fumée, car Tu auras fait disparaître la puissance du mal de la terre ibid.. Au fond, on a toujours d’excellentes raisons de haïr son ennemi ; la liste des griefs est souvent longue et leur justesse, aux yeux du plaignant, parfaitement avérée ! La vertu de réconciliation, de paix, exige de l’héroïsme », un dépassement de soi, pour ramener dans l’ombre les aspects négatifs et mettre en lumière les aspects positifs. Ou selon la belle formule du Rabbi Yossef Bekhor Chor XIIe s. Le Saint béni soit-Il dit à l’homme Que l’amour que tu éprouves pour Moi vainque la haine que tu éprouves pour lui ton ennemi et viens-lui en aide, au nom de Mon amour Commentaire sur Ex 23,5. Mochè Cordovéro développe C’est là une mesure/vertu qu’il sied à l’homme d’adopter à l’égard de son prochain. Même s’il est en droit de réprouver son prochain ou ses enfants, en leur faisant endurer des épreuves, et qu’ils les subissent, ce n’est pas une raison pour amplifier sa remontrance et prolonger sa colère, même s’il s’est déjà mis dans cet état. Il devra la résorber et ne pas la prolonger, même lorsque la colère est permise comme on peut le voir dans l’exemple cité par les rabbins Quand tu verras l’âne de ton ennemi ployer sous sa charge… » Ex 23,5, commenté ainsi Quelle est cette inimitié ? Celle que peut ressentir celui qui a vu quelqu’un commettre une transgression dont il est le seul à pouvoir témoigner, et qui éprouve de l’aversion à son endroit pour cette faute. Même en pareille circonstance, la Tora enseigne Tu devras l’aider », c’est-àdire abandonner le courroux qui dévore ton coeur. Au contraire, c’est un commandement que de le rapprocher avec amour, peut-être parviendra-t-il par cette voie à se redresser Le Palmier de Débora, 15. Une des tournures les plus marquantes du patrimoine juif reste sans aucun doute celle du traité Avot de-rabbi Natan, d’époque talmudique Qui est le véritable héros ? Celui qui fait de son ennemi un ami ARN A23. On voit ici que le judaïsme, loin d’avoir déconsidéré le devoir moral envers l’ennemi, le pervers ou le païen, exhorte au dépassement du ressentiment et de la haine. Mais il est vrai qu’il subordonne généralement cet amour au repentir. Sur un plan doctrinal, il refuse donc l’état de grâce absolue, l’absolution gratuite comme but premier et ultime de l’amour, notamment car ce serait le plus souvent ne rendre service ni à l’offenseur, ni à celui qui a été offensé. Le christianisme lui-même ne s’en est pas tenu à prêcher indistinctement le pardon mais incite moralement, comme le judaïsme, à enrayer autant que possible le cercle vicieux de la haine.
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Le Purgatoire et la confession Article 4 Le sacrement de Pénitence et de Réconciliation 1422 " Ceux qui s’approchent du sacrement de Pénitence y reçoivent de la Miséricorde de Dieu le pardon de l’offense qu’ils lui ont faite et du même coup sont réconciliés avec l’Église que leur péché a blessée et qui, par la charité, l’exemple, les prières, travaille à leur conversion " LG 11. I. Comment est appelé ce sacrement ? 1423 Il est appelé sacrement de conversion puisqu’il réalise sacramentellement l’appel de Jésus à la conversion cf. Mc 1, 15, la démarche de revenir au Père cf. Lc 15, 18 dont on s’est éloigné par le péché. Il est appelé sacrement de Pénitence puisqu’il consacre une démarche personnelle et ecclésiale de conversion, de repentir et de satisfaction du chrétien pécheur. 1424 Il est appelé sacrement de la confession puisque l’aveu, la confession des péchés devant le prêtre est un élément essentiel de ce sacrement. Dans un sens profond ce sacrement est aussi une " confession ", reconnaissance et louange de la sainteté de Dieu et de sa Miséricorde envers l’homme pécheur. Il est appelé sacrement du pardon puisque par l’absolution sacramentelle du prêtre, Dieu accorde au pénitent " le pardon et la paix " OP formule de l’absolution. Il est appelé sacrement de Réconciliation car il donne au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie " Laissez-vous réconcilier avec Dieu " 2 Co 5, 20. Celui qui vit de l’amour Miséricordieux de Dieu est prêt à répondre à l’appel du Seigneur " Va d’abord te réconcilier avec ton frère " Mt 5, 24. Lire Jésus Miséricordieux vous bénisseami de la Miséricorde

Lecalendrier juif est ponctué de célébrations religieuses et festives dont voici les dates. du 25/09/2022 au 27/09/2022 - Rosh Hashana, le nouvel an juif. du 04/10/2021 au 05/10/2022 - Yom Kippour, le Grand pardon. du 09/10/2022 au 16/10/2022 - Soukkot, la fête des cabanes. du 18/12/2021 au 26/12/2021 - Hanoukka, la fête des lumières.

Dès que l’on emploie le mot confession » ou confesser », l’on pense à la confession catholique » aussi appelée confession auriculaire ». Sur quels fondements la confession auriculaire est-elle basée ? Dans toute la Parole de Dieu la confession est publique En Israël, au jeûne du Kippour[1], la confession était publique. Ce jour-là, tous les israélites se rassemblaient et confessaient leurs péchés pendant un quart de la journée Ne 9 1 à 3. Les premiers disciples ont institué la confession publique Jc 5 16. C’est en 1215, au 4ème concile catholique du Latran[2], que la confession publique est remplacée par la confession auriculaire, c’est à dire à l’oreille de l’ecclésiastique. La confession publique de mise dans l’Eglise apostolique Jc 5 16 est abolie vers la fin du 3ème siècle sans toutefois être remplacée par la confession auriculaire instituée par Benoît de Nursie[3], confession qui n’accordait pas le pouvoir de la rémission des péchés. C’est en 758 que la confession auriculaire est introduite en Occident par les ordres religieux d’Orient en remplacement de la confession publique. C’est en 1215 que la confession auriculaire est imposée et rendue obligatoire puis, deux ans plus tard au concile de Trente, elle devient un dogme absolu[4]. Nous remarquons la date tardive de la création » de la confession individuelle et secrète à un autre homme. D’après les termes bibliques grecs, homologeo et exomologeo, traduits par confession ou profession, il est clair que la confession des péchés et la prise de décision de suivre Jésus-Christ se font à Dieu seul par Jésus-Christ et la glorification du pardon accordé ainsi que la liberté retrouvée en Dieu se font publiquement. En fait, la confession auriculaire n’est rien d’autre qu’une confidence faite à un autre, fusse-t-il prêtre ou pasteur, pour soulager la conscience… En réalité, quelque chose de profondément malsain sous-tend tout le processus de la confession auriculaire. Il existe de nombreux témoignages anciens et récents qui révèlent qu’une grande majorité de confesseurs se laissent peu à peu emporter dans le vice. Le premier des vices est la curiosité malsaine connaître et savoir le plus de choses possibles de la vie des autres, en particulier de la vie intime, afin d’exercer un pouvoir, une autorité. Plutarque définit la curiosité comme un désir de connaître les défauts des autres, une maladie qui ne semble être exempte ni de jalousie ni de malignité »[5]. Cette curiosité est aussi étroitement liée à l’orgueil, ce sentiment de supériorité. Au sujet de cette curiosité, Jésus a dit Pourquoi vois–tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois–tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » Lc 6 41 et suivants Le deuxième vice est la dépravation. Nombres d’aumôniers ont avoué à quel point les confessions qu’ils écoutaient les excitaient et les dépravaient sexuellement. Pour certains d’entre eux, les questions obscènes ne leur suffisaient même plus, ils y ajoutaient des gestes ou même encore des attouchements. Certains ont même été jusqu’à user de la position avantageuse » que leur procuraient les confessions réalisées[6]. Il s’avère que la confession auriculaire aboutit à des résultats complètement opposés à ceux auxquels elle est censée tendre le confessant, même s’il soulage momentanément sa conscience dans une confidence honnête, ne trouve pas la paix. Seul Jésus-Christ, le Fils de Dieu, peut donner la paix dans le pardon des péchés ; le confesseur ne peut rien faire pour le confessant[7] et, de plus, il est lui-même soumis à des tentations malsaines. Le confessant se retrouve dans une position de dominé il se place sous l’autorité du confesseur plutôt que de se placer ou de demeurer sous l’autorité de son Seigneur. Or c’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurons donc fermes, et ne nous laissons pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude. » Ga 5 1 Certains fardeaux, et en particulier ceux qu’imposent le remord sont parfois lourds à porter seul… Il peut être alors nécessaire de partager ce fardeau avec une personne[8] ancrée dans la Parole de Dieu. Elle ne sera jamais un confesseur mais un frère ou une sœur partageant le fardeau dans la prière et qui aura la sagesse et la discrétion de partager ce fardeau uniquement durant le temps nécessaire à une reconstruction en Christ… Notes [1] Yom Kippour Jour de l’Expiation en hébreu est le nom officiel de la célébration juive également connue comme le Jour du Grand Pardon. Ce jour solennel a lieu le dixième jour du mois de Tishri dans le calendrier hébreu. Il est établi d’après le texte biblique de Lv 23 27 Le dixième jour de ce septième mois, ce sera le jour des expiations vous aurez une sainte convocation, vous humilierez vos âmes et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices consumés par le feu. » [2] Le quatrième concile œcuménique du Latran souvent surnommé Latran IV est le douzième concile œcuménique de l’Église catholique. Il est tenu à Latran en 1215 sur l’initiative du pape Innocent III et réunit environ 800 abbés et 400 évêques dans la basilique romaine dont les papes du Moyen Âge ont fait leur principale résidence. C’est durant ce concile que plusieurs éléments doctrinaux catholiques sont institués le concept de la transsubstantiation Le terme transsubstantiation, apparu en 1140, indique le changement de substance du pain et du vin [dans l’église catholique il est impératif que ce soit du vin] de la Sainte Cène en chair et sang véritables de Jésus Christ, l’ordre des curés nom dérivé du latin cura animarum », soin des âmes, la confession auriculaire obligatoire au moins une fois par an à Pâques, l’obligation de communier au moins une fois par an à Pâques, la publication des bans à l’occasion des mariages, la nécessité pour les juifs et les musulmans de porter un insigne distinctif… [3] Benoît de Nursie, ou saint Benoît pour les catholiques et les orthodoxes vers 480 ou 490 – 547, est le fondateur de l’ordre bénédictin et, plus largement, du monachisme occidental état et mode de vie de personnes qui ont prononcé des vœux de religion et font partie d’un ordre dont les membres vivent sous une règle commune séparés du monde. Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d’Occident. [4] C’est à partir de ce concile que le pouvoir de rémission des péchés est accordé à la confession auriculaire, contrairement à ce qu’affirme Jésus Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Jn 14 6 [5] Victor Bétolaud, Œuvres complètes de Plutarque – Œuvres morales, t. I , Paris, Hachette, 1870. [6] Il existe un grand nombre de confessions de prêtres qui, ne se satisfaisant plus des descriptions orales, demandaient des mimes, voire des attouchements… Un ancien prêtre québécois, Charles Chiniquy 1809 – 1899, devenu pasteur presbytérien après 20 ans de prêtrise, a écrit plusieurs ouvrages relatant des confessions de prêtres et exprimant son dégoût de la confession, mettant en garde contre ses dérives quasi-systématiques. C’est alors qu’il était attaqué en justice par les représentants de l’église catholique, qu’il connut Abraham Lincoln, alors avocat, et qu’une solide amitié naquit entre les deux hommes qui se rencontrèrent souvent. Des révélations que fit le prêtre au sujet de conversations qu’il eut avec Lincoln, d’aucuns défendent l’idée que ce Président des Etats-Unis fut assassiné à la suite d’un complot jésuite. [7] Nul homme n’a le pouvoir de pardonner les péchés si ce n’est le Fils de l’homme, Jésus. Mc 2 7 à 11 [8] Il est sage que ce confident soit une personne du même sexe ou un couple. Cetteannée, les Tunisiens de confession juive fêtent le kippour (le jour du grand Pardon) le même jour que la Achoura. ” C’est le Shabbat de tous les Shabbats “, explique Yves Iliahou
Que faut-il donc pour – savoir mieux aimer les autres? – vivre plus paisiblement? -développer la patience? A partir des vérités simples mais percutantes de l’Ecriture, ce livre vous offre des conseils pratiques pour vivre le changement dans des domaines bien spécifiques. Vous sortirez de vos ornières, et vous progresserez sur la voie des objectifs de Dieu pour votre vie avec le feu et la puissance de Dieu. Détails du produit Avis 0 Poids 0,350 kg Dimensions 22 × 14 × 1,8 cm book-author W. HACKING Produits connexes
Jourde pardon dans la confession juive. Familier pour dire content. Plusieurs pains cuits en même temps. Calculer approximativement. Engin explosif pouvant être dirigé à distance. Qu'est ce que je vois? Grâce à vous la base de définition peut s’enrichir, il suffit pour cela de renseigner vos définitions dans le formulaire. Les définitions seront ensuite ajoutées au dictionnaire
Vérifié le 29 juillet 2021 - Direction de l'information légale et administrative Premier ministreLes administrations peuvent accorder à leurs agents des autorisations d’absence à l'occasion de certaines fêtes religieuses non catholiques ou protestantes. Ces autorisations d'absence sont accordées si les nécessités de service titleContent le agents concernés sont notamment les agents de confessions arménienne, bouddhiste, juive, musulmane ou aux questions successives et les réponses s’afficheront automatiquementFêtes arméniennesFête de la NativitéFête des Saints VartanantsCommémoration du 24 avrilFête bouddhisteFête du Vesak Jour du BouddhaLa date de cette fête étant fixée à un jour près, les autorisations d’absence peuvent être accordées avec un décalage en plus ou en juivesChavouot PentecôteRoch Hachana Jour de l'an 2 joursYom Kippour Grand pardonLes fêtes commencent la veille au musulmanesAïd El AdhaAl Mawlid EnnabiAïd El FitrLes dates de ces fêtes étant fixées à un jour près, les autorisations d’absence peuvent être accordées avec un décalage d'un jour en plus ou en moins. Ces fêtes commencent la veille au orthodoxesTéophanie selon le calendrier grégorien ou le calendrier julienGrand Vendredi SaintAscensionCette liste n'est qu' chefs de service examinent au cas par cas si l'attribution d'une autorisation d'absence pour une autre fête que l'une de celles listées ci-dessus est compatible avec les nécessités de page vous a-t-elle été utile ?
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